Réalisé Par Aurelien Meimaris © - Artiste Photographe - www.aurelienmeimaris.com

L’intelligence du coeur : force de l’amour – Conférence Malakoff Mederic

 

Compte-rendu de la conférence du 8 juin 2018

animée par Samia Abdelmoumen et Maurice Cohen

Nous avons tous une vision différente de l’amour, liée à notre histoire personnelle, à notre expérience de vie, notre culture, toutes sortes de choses qui façonnent notre vision du monde et notre conception des choses.

La plupart du temps, lorsqu’on évoque l’amour, on pense à la relation amoureuse, idylles à l’eau de rose décrite par une certaine littérature. Pourtant, depuis la nuit des temps, le cœur et l’amour sont liés.

Dans les temps anciens, chez les Egyptiens… dans le livre des morts, il était dit que lorsque le mort entrait dans le royaume d’Osiris (l’au-delà), c’est le poids du cœur devant  être léger comme une plume qui déterminait l’autorisation d’entrer dans le royaume d’Osiris.

En chine, dans le Taoïsme, la langue est liée au cœur, car elle est sensée exprimer le langage du cœur.

Pour les aborigènes d’Australie la sagesse de l’être humain réside dans le cœur.

Les ostéopathes ont observé que le cœur prend des positions caractéristiques selon nos états émotionnels, comme s’il voulait se protéger. Et la position du cœur dans la cage thoracique influe l’équilibre postural. Qu’est-ce que le cœur ?

 Au plus simple, c’est un organe qui sert de pompe à la circulation sanguine, c’est un peu réducteur…. Depuis 2013, on sait que le cœur est un organe qui influence les émotions et les sentiments. Et  cela rejoint les traditions ancestrales.

 

L’institut HearthMath

Depuis environ 40 ans, le fonctionnement du cerveau et du cœur fait l’objet de recherches intensives. Dans les années 70, les docteurs Beatrice et John Lacey ont fait une découverte fondamentale :

  • le cœur a son propre système neuronal composé de 40 000 neurones
  • il possède un champ électromagnétique 5000 fois plus rapide que celui du cerveau
  • et un champ électrique 60 fois supérieur à l’amplitude de l’activité du cerveau

Tout cela mesuré par l’ECG (Electro-Cardiogramme) et EEG (Electro Encéphalogramme).

L’institut HearthMath situé en Californie aux USA a été crée en 1991 afin d’approfondir ces découvertes. Réunissant des experts, en neuroscience,  cardiologie, psychologie, physiologie, biochimie, bioélectricité, et physique.  Il a étudié et développé des techniques de respiration pour aider à établir un lien entre le cœur et l’esprit (le cerveau) et à approfondir comment s’effectue la connexion avec le cœur. Ils ont ainsi découvert que le cœur possède un champ magnétique.

 

Sur cet image vous voyez la représentation 3D du champ magnétique du cœur, il ressemble à un donut ou une bouée, il diffuse jusqu’à 1,5m un flux electro-sensible.

Ce champ énergétique est la preuve scientifique de notre communication extra sensorielle physique et émotionnelle. Ce champ électromagnétique est le plus élevé du corps et il affecte notre corps dans la globalité. Il peut être mesuré sur le corps (en utilisant un électrocardiogramme avec des électrodes aux chevilles et poignets). Mais également sur plusieurs mètres à l’extérieur du corps (au moyen d’une camera GDV – gaz desicharge visualisation)

Donc toutes les personnes qui nous entourent reçoivent l’information énergétique contenue dans ce champ. Nous faisons tous partie de ce champs. Nous communiquons tous volontairement ou pas. Le cœur émet du son, des ondes de formes, de la chaleur, de la lumière, des signaux électrique et électromagnétique. Il communique avec tous les organes, l’information change en fonction de l’émotionnel, et l’on peut prétendre que l’amour rend cette information cohérente.

Le cœur a son propre système nerveux :

  • il peut se souvenir, percevoir, sentir, et traiter des informations indépendamment du cerveau,
  • Il possède un champ d’information complémentaire à celui du cerveau
  • Donc un partage en accès illimité dans le temps et l’espace car perpétuellement continu.

Cette vision globale de l’intelligence intuitive du cœur repose sur

  • l’équilibre du mental et des émotions
  • le contact primordial avec l’intuition du cœur 

C’est une démarche concrète qui montre enfin véritablement l’effet de l’amour, de la compassion et de la gratitude d’un point de vue technique sur l’humain et sa santé.

 

Qu’est-ce que l’amour ?

AIMER : 1 seul verbe pour exprimer différents nuances d’amour (filial, couple, préférences, amitié…). A cela s’ajoute ce que véhicule la littérature, la poésie, les chansons, la presse à sensations… toute une culture qui donne une image fausse de l’amour. Dans le grec ancien, il y a 4 mots pour exprimer l’amour :

  • Agapè : l’amour désintéressé, divin, universel, inconditionnel
  • Éros : l’amour naturel, la concupiscence, le plaisir corporel
  • Storgê : l’affection familiale, l’amour familial
  • Philia : l’amitié, l’amour bienveillant, le plaisir de la compagnie

Quel que soit notre origine culturelle ou ethnique, homme ou femme, quel que soit l’âge, nous avons besoin d’aimer. Nous avons grandi avec ce besoin, ce manque perçu à l’intérieur de soi que nous cherchons à combler à travers l’autre et/ou toutes sortes des plaisirs (addictions alimentaires, substances, tabac, alcool…).

Notre vision de l’amour est liée à notre histoire personnelle, que nous soyons femme ou homme, quelle que soit notre appartenance sociale et culturelle, nous avons tous accumulé des souffrances du passé :

  • Manque de reconnaissance
  • Sentiment d’abandon
  • Humiliations
  • Dévalorisations
  • Culpabilité
  • Sentiment d’insécurité
  • Attentes déçues
  • Deuils non accomplis…

La liste est longue. C’est dans notre enfance, parfois très tôt, que s’est forgée en nous cette vision. Les adultes qui étaient en charge de notre éducation (parents, professeurs, famille…) nous rejetaient dès que nous avions un comportement déplaisant et nous avons ainsi grandi dans cette confusion : nos comportements sont notre identité.

Ces adultes chargés de notre éducation étaient eux-mêmes dans cette confusion et ils nous ont transmis ce qu’ils ont reçu. Nous avons ainsi appris à juger, dévaloriser, accuser, à manquer de gratitude et de reconnaissance et à aimer sous condition.

Préoccupés par l’opinion des autres sur nous, par notre image extérieure et sociale et affamés d’amour, nous attendons que les autres nous aiment et nous reconnaissent le droit d’être aimé. Nous attendons que les autres nous donnent ce que nous refusons de nous donner à nous-même. 

C’est dans la relation amoureuse que nous allons rechercher à combler ce besoins. La rencontre est suivie d’une lune de miel où les 2 partenaires du couple se sentent comblés et complétés. Il n’y a plus de vide, car l’autre le remplit. Cependant à un moment ou l’autre, notre besoin d’amour nous rattrape car l’autre ne peut le satisfaire car nous recherchons dans l’autre quelque chose qui est à l’intérieur de nous.

Dans la fusion avec l’autre, nous recherchons l’unité. Cette unité, cette fusion que nous poursuivons est ce que nous souhaitons vivre avec nous-même. Intégrant toutes nos parties.

 

Comment le cœur participe à la communication avec le cerveau ?

Une expérience a été réalisée en laboratoire avec des personnes qui visionnaient des images qui apparaissaient sur l’écran de façon aléatoire.

L’enregistrement des ondes cérébrales, celles du cœur, et les interactions cœur cerveau des participants donnent un résultat stupéfiant :

  • Le corps réagit avant même que l’image lui soit présenté, et c’est le cœur qui réponds en premier et qui diffuse l’information.
  • Le cœur envoie un signal différent au cerveau en fonction du contenu émotionnel de l’image.
  • Le cerveau accuse réception et ensuite transmet au corps.
  • Le flux d’information est donc cœur cerveau corps et l’information devient consciente lorsque le corps la reçoit.

Ceci peut expliquer nos ressentis intuitifs…

 

 

 

L’amour guérit

A chaque fois que nous sommes :

  • dans le jugement (de nous-même ou de l’autre)
  • la comparaison
  • la dévalorisation
  • la colère
  • la culpabilité
  • le ressentiment…

C’est comme si nous rejetons une partie de nous ou de l’autre. Or l’amour c’est l’unité, c’est la complétude, le sentiment d’être rempli. Comment aimer (soi-même ou l’autre) si on fait le tri ?

Aimer, c’est accueillir toutes les parties de soi, les prendre dans ses bras et les ramener dans son cœur pour se sentir dans l’unité. Et c’est là que réside le pouvoir guérisseur de l’amour car il génère tout une transformation au niveau métabolique biochimique et énergétique.

Lorsque nous déconstruisons nos croyances liées à notre état de victime, nous entrons dans un état de cohérence où nous accueillons toutes ces parties de nous-mêmes que nous avons rejetées. Et nous pouvons alors accueillir l’autre dans son unité et l’aider ainsi à s’accepter, à s’aimer.

 

Aimer c’est se délivrer de la peur  

Nous avons beaucoup de peurs en nous et surtout celle de pas être aimé.  Ainsi, nous nous soumettons à l’appréciation des autres, nous portons des masques de peur de montrer qui nous sommes. Guidés par la peur, nous rejetons cette personne que nous sommes.

L’amour c’est aimer : soi et les autres, la vie. L’amour c’est la vie.

Lorsque nous rejetons une facette de nous-même ou d’une personne, nous sommes dans l’amour conditionnel. Quel que soit son comportement, ses réactions, ce qu’elle exprime, c’est toujours la même personne. Mais cette personne joue un rôle différent à chaque fois, elle porte un masque.

Nous portons tous un masque, à chaque fois que nous avons peur du regard de l’autre, de son appréciation sur qui nous sommes par peur de nous montrer tel que nous sommes avec nos imperfections, tout ce qui constitue notre singularité et nous rend unique.

Associé à l’intelligence du cœur, l’amour est incontournable. Oser ouvrir son cœur, c’est accepter de ressentir cette force de vie sous toutes ses formes, incluant toute la panoplie des émotions, sensations et impressions et également de les partager. C’est accepter de laisser partir les croyances inutiles aux bénéfices de nouvelles, c’est vivre ce passage sur terre avec authenticité, courage, et guérir ou se guérir, enfin, ensemble.

Quelques soit la posture de notre mental, notre cœur guide nos pas en silence, seul notre conscience ravira cette juste place qui nous incombe en tant qu’être aimant et aimé en faisant fi de tout autres alternatives.

Nous sommes le résultat de nos actions et quelle que soit notre volonté, nos actes définissent le cadre de nos intentions. C’est notre intention qui nous permet de concrétiser dans notre vie les changements bénéfiques. Et c’est grâce à notre ouverture du cœur que tout devient possible.