Education à la paix

Réguler le stress et les émotions

Dans les établissements scolaires, la sophrologie est particulièrement bien adaptée aux enfants et adolescents pour remédier naturellement à des symptômes générés par le stress (difficultés de concentration, colères faciles, hyperactivité, maux de ventre, cauchemars, etc.).

L’utilisation de ces techniques peut compenser les déséquilibres générés par l’excès d’activités cérébrales dû aux nombreuses heures de cours : tensions, fatigue, difficultés de concentration et d’assimilation, échec scolaire, troubles du sommeil, agressivité, difficultés relationnelles, problèmes de santé…

La pratique de la sophrologie aide l’enfant et l’adolescent à construire ses savoirs être, il conservera le bénéfice des techniques sophrologiques toute sa vie.

Apprentissage de la sophrologie

Pour appréhender le monde extérieur, ce n’est pas uniquement le cerveau qui est mis en jeu, mais le corps dans sa globalité, avec les sens, les mouvements, les expériences.

L’école, les jeux électroniques, la télévision… maintient l’enfant dans le mental, ainsi le corps est le grand oublié alors que le corps participe à tous les apprentissages.

La durée d’une séance varie entre 20 et 30 minutes pour les enfants, jusqu’à 1 heure pour les adolescents.

Elle se compose d’exercices favorisant l’attention, la concentration et la recentration (observation de la respiration, enracinement des pieds, intériorisation…).

Des exerces de relaxation dynamique en position debout qui mettent mouvement les extrémités, les parties du corps, la colonne vertébrale. Des exercices d’auto-massages, des postures, des mouvements, des exercices d’équilibre et de respiration. Après chaque exercice, les yeux fermés, l’enfant va accueillir les sensations corporelles, apprendre à les observer pour les exprimer.

L’enfant va petit à petit habiter son corps, un corps senti, vécu. Cette prise de conscience va l’aider à développer son autonomie.

Jeux autour des cinq sens car ils participent à la mémorisation, certains enfants sont plutôt visuels, d’autres auditifs ou kinesthésiques… Ces exercices permettent à l’enfant de stimuler ses canaux sensoriels et développer sa mémoire sensorielle et sensitive.  

La phase passive qui est la phase de relaxation proprement dite inclut des exercices de visualisation. Grâce à la relaxation, l’enfant va développer une attitude d’accueil, de réceptivité.

Le bénéfice de l’entrainement en sophrologie

  • Le renforcement du positif : l’enfant est invité à repérer ce qui va bien, ce qui est agréable pour lui, à nommer les sensations agréables, à exprimer ses émotions. Il fait appel à une image positive.
  • L’imaginaire, la créativité : l’état de relaxation libère l’imagination, « le cerveau droit » prend toute sa place.
  • La verbalisation : à la fin de la séance, l’enfant est sollicité pour verbaliser, mettre des mots sur ce qu’il a vécu. Il fait l’expérience du groupe : s’exprimer, le respect de l’autre et l’écoute de celui qui s’exprime sans se moquer ou juger. Il apprend à dire « je » et à parler de lui et non sur l’autre.

Les jeux coopératifs pour éduquer à la paix

Afin de faire face à la multiplication de situations conflictuelles génératrices de comportements violents (insultes, coups, propos discriminatoires…), introduire des jeux coopératifs en alternance avec les séances de sophrologie avec pour objectif de faire travailler les enfants autour de ces thématiques.

La plupart des jeux ont recours au modèle « gagnant-perdant » et favorisent le « chacun-pour-soi ». Si la compétition-émulation est constructive et facteur d’éducation à la vie sociale, la compétition-exclusion conduit à des comportements destructeurs tant chez le gagnant que chez les perdants.

Quand elle se résume à la loi du plus fort, la compétition est source de violence. Il est donc important de maintenir un équilibre entre compétition et coopération.

Le principe des jeux coopératifs repose sur la poursuite d’un objectif de groupe qui ne pourra être réalisé que par l’entraide et la solidarité entre les joueurs. Le défi proposé nécessite la mobilisation de chacun et la concertation de tous. Il ne s’agit pas de gagner sur l’adversaire mais de faire équipe et cause commune pour gagner ensemble… ou de perdre ensemble si l’équipe s’est mal organisée.

La coopération crée dans le groupe une sécurité de base, une atmosphère de confiance où chacun peut apprendre à s’exprimer, à défendre son point de vue avec assurance. Coopérer c’est « construire ensemble », mais l’action collective n’est pas la simple addition des actions individuelles ! Par le dialogue et la négociation il est possible de trouver ensemble la meilleure façon de jouer.

Au sein des établissements scolaires, les jeux coopératifs allient plaisir de jouer et valeur éducative pour mettre hors-jeu la violence.

Actions réalisées en établissements scolaires

Dans le cadre des TAP (Temps Aménagés Périscolaires) des ateliers de sophrologie et d’éducation à la non violence sont proposés aux enfants :

2014-2015 : Ecole élémentaire Korsec (Classes CM1 et CM2) et école maternelle des Postes (Moyenne et Grande section) (Marseille 1er).

Les enfants ont compris l’importance de la respiration, le soutien qu’elle peut apporter lorsque les tensions augmentent et comment elle peut être une alliée lors d’interrogations en classe ou d’inquiétudes afin de « faire passer la boule au ventre » ou pour calmer leur colère.

Les jeux coopératifs ont permis d’installer une certaine convivialité dans le groupe et fait découvrir aux enfants la force du groupe, la mutualisation des compétences et l’intérêt de l’entraide.

2016-2017 : Renouvellement de l’expérience dans les écoles primaires : Gillibert, Fraissinet et Chave (Marseille 5ème arrondissement)