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Eloge de l’optimisme de Philippe Gabilliet

La recette pour devenir optimiste

Philippe Gabilliet, professeur de psychologie et développement personnel à l’ESCP Europe, a consacré un livre à l’optimisme : « Eloge de l’optimisme ». On y apprend comment devenir optimiste et quels avantages on y gagne : une meilleure santé, plus de relations sociales, une chance épatante ou encore une brillante carrière. Comme si tout souriait à ceux qui décident de sourire à la vie.

J’entends déjà les critiques : mais comment peut-on sourire dans un monde pareil ? Il faut être complètement naïf pour penser que tout va bien, etc.
L’optimiste est-il candide ? utopiste ? insouciant ? complètement décalé par rapport à la réalité ?
Evidemment pas. Mais l’optimiste a choisi un filtre différent pour aborder le monde et y voir plus de solutions que de problèmes. Ce filtre s’illustre par 3 choix :

1) L’optimiste a une attitude intérieure particulière qui est visible à l’extérieur

Il a décidé de s’octroyer des droits fondamentaux :
– Le droit à l’imperfection, tant pout lui-même que pour les autres. La recherche de la perfection est source de désespoir et de détresse,
– Le droit aux « petits bonheurs de la vie » qu’on peut identifier à travers la question : « Qu’as-tu fait pour toi aujourd’hui ? », suivi par « Qui d’autre que toi en as-tu fait profiter ? »,
– Le droit à la chance : l’optimiste s’attend aux opportunités, et les saisit quand elles se présentent !

L’optimiste sait aussi s’imposer quelques devoirs :
– Le devoir d’optimisation qui consiste à tenter de faire mieux (et de son mieux) avec ce qu’il a, et donc à capitaliser en priorité sur ses points forts et ses richesses intérieures,
– Le devoir d’amour, qui le conduit à aimer ce qu’il a et à se réjouir de l’existence de l’autre,
– Le devoir de bonne humeur,
– Le devoir de confiance en la sagesse des possibles qui fait qu’une solution existe toujours quelque part, fût-elle à inventer.

2) L’optimiste se reconnait à sa manière de communiquer avec les autres

Il rentre en contact avec les autres sur le mode de l’ouverture et de la confiance a priori : « à l’échelle d’une vie humaine, les dividendes psychologiques du sourire et de la main offerte semblent incomparablement plus élevés que ceux du masque de sévérité et du poing tendu ».

Autre aspect de la communication de l’optimiste : il sait questionner ses interlocuteurs pour guider leur regard vers les issues les plus positives.
Une conversation type avec un optimiste est ponctuée de ce type de phrases :
– Ce que j’aime dans ta façon de voir, c’est…
– Comment as-tu fait pour réussir cela ?
– As-tu pensé à une autre solution pour parvenir à ton but ?
– Comment faire pour avancer maintenant ? Qu’est-ce que tu proposes ? Que pourrait-on essayer de nouveau ?
– De quoi aurait-on besoin pour que ça aille mieux ?

3) L’optimiste se reconnait à sa façon d’explorer les territoires de la vie qui constituent son environnement

L’optimiste est curieux et aventureux. Il se cultive, crée, a une pratique spirituelle, change de métier, s’engage dans une cause…
Il apprend de tout, surtout de ses échecs et n’hésite pas à prendre des risques.

Les astuces des optimistes (à copier)

– Tout d’abord, souriez. Faites ce choix
– Listez tout ce qui est positif dans votre vie
– Identifiez vos forces et exploitez-les
– Répétez-vous des affirmations positives
– Ne ruminez pas et faites la paix avec votre passé.
– Lisez des ouvrages positifs et surfez sur les sites internet optimistes et positifs
– Tenez un journal de gratitude où vous listerez tous les événements positifs de votre journée
– Entourez-vous de personnes optimistes
– Chaque fois que vous apprenez une bonne nouvelle, parlez-en en 3 personnes
– Soyez altruiste : offrez votre aide, des sourires, partagez votre parapluie, défendez des causes, impliquez-vous dans une association.

Publié par la Ligue des optimistes