Soigner l’Esprit, guérir la Terre de Michel Maxime Egger

 

L’humain et la Terre : un lien indissociable

Cet ouvrage fait découvrir un mouvement important et quasi inconnu en Europe continentale : l’écopsychologie. Cristallisée dans les années 1990 en Californie et développée depuis lors essentiellement dans le monde anglo-saxon, l’écopsychologie estime que l’écologie et la psychologie ont besoin l’une de l’autre. Pour ses promoteurs, l’aliénation de l’humanité par rapport à son habitat naturel ne serait pas étrangère aux formes d’addiction à la consommation et aux techniques de masse. Pour s’en préserver, ils inventent l’idée féconde d’inconscient écologique à partir de laquelle se profilent des thérapies prometteuses sollicitant l’immersion dans la nature sauvage ou la sollicitation des animaux. Un champ d’intervention important est l’éducation qui doit permettre à l’enfant de se construire une identité personnelle en interrelation non seulement avec la culture et les autres humains, mais avec la nature et le monde du vivant en général.

Sociologue et journaliste de formation, Michel Maxime Egger travaille en tant que lobbyiste pour le développement durable et des relations Nord-Sud plus équitables. Il a fondé le réseau « Trilogies » qui met en dialogue traditions spirituelles et grandes problématiques de notre temps. Dernier livre paru : « La Terre comme soi-même », Labor et Fides, 2012.

« Notre lien à la nature est intrinsèque à notre être. Il peut être ignoré, il ne peut être perdu. Il existe indépendamment de nous, comme une part secrète et indemne de notre être. »

Verdissement de l’identité

La tradition psychologique n’est pas étrangère à l’aliénation de l’être humain par rapport à la nature. Elle y a notamment contribué par une conception étriquée du moi, dans laquelle Bateson voit l’erreur épistémologique de la civilisation occidentale. L’enjeu consiste donc, estiment les écopsychologues, à sortir de cette « réification erronée du moi qui est à la base de la crise écologique planétaire dans laquelle nous nous trouvons ». Il s’agit de refonder la conception de la psyché dans une perspective holistique et non dualiste – à partir de l’histoire de l’évolution et d’une vision globale de la biosphère. Si l’être humain se situe dans un continuum avec les autres êtres de la toile de la vie, en particulier les animaux, il convient maintenant d’effectuer un pas de plus en explorant la profondeur intérieure de cette unité : non seulement l’être humain est partie intégrante de la nature, mais la nature est partie intégrante de son être. Cela, dans ses dimensions corporelles et psychiques, conscientes et inconscientes.

L’illusion de la séparation

Dans cette démarche, Hillman définit ainsi la première question à se poser : « Où le “moi” commence-t-il ? Où s’arrête-t-il ? Où commence l’“autre” ? » Pour une bonne part de son histoire, dans le sillage de Freud, la psychologie a défini cette frontière par l’épiderme : le moi et la psyché se trouvent à l’intérieur de l’enveloppe de chair. Elle a construit cette démarcation sur le principe d’un sujet intentionnel considéré dans ses fonctionnements intrapsychiques, ses expériences, ses comportements et ses relations avec les autres sujets humains, en particulier au sein du couple et de la famille.

Les écopsychologues mettent en question cet accent « exagéré sur l’intériorité personnelle » (Hillman) ainsi que les délimitations qui en découlent, au détriment du monde naturel. Pour la psychothérapeute intégrative Margaret Kerr et le guide dans la nature sauvage David Key, « si nous entendons répondre à l’étendue, l’échelle et la vitesse du changement social nécessaire pour vivre de manière soutenable, il est vital de questionner la notion de moi séparé ». Steven Foster et Meredith Little, fondateurs du centre d’écopsychologie The School of Lost Borders, n’hésitent à parler à cet égard de « grand mensonge ».

La coupure humaine avec la nature est une illusion, elle est de l’ordre de la perception et du vécu plus que de la réalité ontologique. Autrement dit, il y a une différence entre ce que nous sommes dans notre être et notre manière de nous incarner. Nous nous percevons comme séparés du monde « autre qu’humain », parce que nous ignorons l’essence de notre psyché. Celle-ci ne peut être séparée de la nature. Notre lien à la nature est intrinsèque à notre être. Il peut être ignoré, il ne peut être perdu. Il existe indépendamment de nous, comme une part secrète et indemne de notre être. William James, le père de la psychologie américaine, exprime en ces termes cette unité fondatrice entre la personne et la biosphère :

Une conclusion émerge de mon expérience : nous sommes, avec nos vies, comme des îles dans la mer ou des arbres dans la forêt. […] Les arbres mêlent leurs racines dans les profondeurs obscures de la terre comme les îles tiennent ensemble via le fond de l’océan. Il y a ainsi un continuum de conscience cosmique contre lequel notre individualité construit des barrières fortuites, et dans lequel nos multiples esprits plongent comme dans une mère maternelle ou un réservoir.

Pour les écopsychologues, notre séparation avec la nature et la crise écologique qui en résulte ne sont donc autres que le fruit d’un « déni de connexion » : une compréhension aberrante qui a « nourri une distance perceptive et éthique, laquelle a légitimité et établi de manière normative une dissociation psychologique profonde ». D’où le concept, développé par la théologienne féministe Catherine Keller, de « moi séparant » (separative self), par opposition à un « moi séparé » (separate self). Une manière de souligner que la séparation en question n’est pas « un état fondamental de l’être », mais un sentiment subjectif, une intention et manifestation de l’ego dans sa volonté de contrôler le monde extérieur ou de s’en protéger. […]

Un moi écologique

Au moi égocentré, séparant et individuel qui a conditionné la culture dominante de l’Occident pendant des siècles, les écopsychologues substituent un « moi écologique », écocentré, reliant et transpersonnel. Ils empruntent ce concept à Arne Naess, pionnier de l’écologie profonde. Le « moi écologique » définit un processus d’individuation à travers lequel la personne s’autoréalise en dépassant les limites de l’ego individuel, au-delà de la famille et de la communauté humaine, en intégrant de manière croissante les êtres de la biosphère dont il dépend. Cette notion permet d’allier notre sens psychologique de qui nous sommes avec la réalité biologique de ce que nous sommes. Naess nomme « ontologie de gestalt » la participation de l’être à la toile de la vie. Elle repose sur la conscience que la personne a de son interdépendance non seulement avec les autres (humains), mais avec tous les êtres vivants.

En s’étendant spatialement à toute la terre, le « moi écologique » élargit aussi son cadre temporel. Comme l’affirme Macy en prolongement de Jung, il intègre toute l’histoire de la planète dont il est issu : « La vie qui coule à travers nous, injectant du sang à travers notre cœur et de l’air à travers nos poumons, n’a pas commencé à notre naissance ou notre conception. » À l’instar de chaque atome de notre corps, elle remonte aux temps immémoriaux des origines et aux premières étoiles.

[Le verdissement du moi constitue] le développement le plus fascinant et porteur d’espoir de notre temps. […] Il nous aide ainsi à réhabiter le temps et notre propre histoire en tant que vie sur la Terre. […] Sous les couches extérieures de notre néocortex et de ce que nous avons appris à l’école, cette histoire est en nous – l’histoire d’une parenté profonde avec toute la vie, nous donnant des forces que nous n’aurions jamais imaginées. Lorsque nous percevons cette histoire comme le sens le plus intime de qui nous sommes, une joie surgit qui va nous aider à survivre. Les écopsychologues estiment que, pour accomplir en plénitude son individuation, l’être humain doit intégrer toutes les autres créatures – humaines et non humaines. Cela suppose d’entrer dans une co-participation avec la terre, où l’autre est reconnu comme partie de soi. Il est important de voir cette intégration dans une dynamique de réciprocité, c’est-à-dire, ainsi que le précise Robertson, pas seulement comme une action de l’être humain vers la nature, mais aussi comme un mouvement de la nature vers nous :

L’oiseau qui chante de l’autre côté de ma fenêtre demande à être entendu. […] Le monde nous sent pendant que nous le sentons. Il n’est pas un récipiendaire passif de notre attention, mais un partenaire profondément réciproque. Nous participons à une histoire que nous racontons et qui est racontée à travers nous.

Dans cette dynamique de réciprocité, la séparation entre l’intérieur et l’extérieur s’estompe : le « je » devient « nous ». D’où selon Bradshaw, la différence entre la vie et la survie. Alors que l’effort pour survivre confine les motivations dans les limites de la cellule individuelle et sociale, le choix de vivre participe d’une célébration du lien et de la relation. Il procède d’une énergie et d’un mouvement plus grands qui naissent de l’espace « entre » et traversent le corps et l’esprit de la personne et du groupe. […]

Le dieu de l’amour

Plusieurs écopsychologues mettent en gardent : la volonté de dépasser le dualisme et d’affirmer notre unité avec la nature ne doit pas nous faire tomber dans le piège d’un monisme ontologique statique, où l’union deviendrait fusion et confusion. L’individu est un « holon », c’est-à-dire à la fois un tout particulier – avec des qualités spéciales et des expériences à honorer – et la partie d’un tout social et cosmique. Tout l’art est de trouver et garder le juste équilibre entre ces deux pôles. Un accent exagéré sur l’émancipation et l’épanouissement du moi individuel, glorifié dans son autonomie, risque d’aboutir à une séparation avec le monde, le fermant par là-même à des nourritures essentielles à sa vie et croissance.

À l’inverse, ne voir le moi que comme partie d’un ensemble peut conduire, à l’instar de la goutte d’eau qui se fond dans l’océan, à une régression dans l’indivision de soi et de l’environnement global. Une relation vivante et réciproque avec les autres – humains et non humains – n’est possible que dans le respect de notre unicité, de leur altérité et de notre co-appartenance à la toile de la vie.

Le « moi écologique » doit donc être appréhendé moins comme une monade fusionnant de manière indistincte l’humain et la nature, que comme une entité spatio-temporelle qui se déploie dans une matrice animée de processus relationnels complexes. L’ontologie doit être rééquilibrée par la relation. La psyché humaine et la nature n’existent pas en soi, selon une essence éternelle, mais en interaction et dans un devenir. Elles ne sont pas des entités achevées et statiques, mais des flux en mouvement, tissés de dépendance et de liberté, d’union et de différenciation. Celle-ci n’est pas synonyme de séparation, mais une manière d’être relié dans une unité sans confusion. Pour Roszak, l’expression plénière d’une telle relation s’appelle l’amour ou la compassion.

Inconscient écologique

Les écopsychologues ne font pas que s’emparer de la notion de « moi écologique » chère à l’écologie profonde. Ils lui ajoutent l’inconscient. Une dimension qui l’enracine dans les niveaux les plus profonds de la psyché, brouille encore plus les délimitations entre l’être humain et la nature, et complexifie leurs relations. Notre identité, en partie indiscernable, est plus et autre que ce que nous croyons être. Elle a une partie de ses racines au-delà de notre conscience, plantées dans des territoires très lointains dans le temps et l’espace. Nos modes de penser, sentir et percevoir ont des fondements autres que rationnels. L’inconscient est en cela le matériau premier de la civilisation, une force centrale de et en l’humain. C’est à travers lui aussi que la personne se relie à sa culture et à la nature, dans la construction de son identité et de son rapport à la Terre. […]

Un élément clé pour l’écopsychologie est la manière dont Jung conçoit les racines les plus profondes de la psyché humaine. D’une part, elles comprennent la dimension instinctive et animale de l’être humain. Celle-ci renvoie à notre expérience pré-humaine et s’ancre dans l’interaction avec l’autre au-delà de notre espèce. « L’âme primitive de l’homme confine à la vie de l’âme animale, de même que les grottes des temps primitifs furent le plus souvent habitées par des animaux, avant que les hommes ne s’en emparassent pour eux-mêmes. » […]

D’autre part, la couche préhistorique de la psyché renvoie également à la terre dont nous sommes issus et dont nous avons gardé une mémoire. « Au point de vue phylogénétique comme au point de vue ontogénétique, nous sommes issus du sein étroit de la terre ». Il y a donc une dimension plus large de la psyché que celle de la personne ou du collectif humain. Exploré jusqu’au bout, l’inconscient collectif ouvre sur le cosmique. […]

L’inconscient écologique de Roszak

Soucieux de nous donner des raisons nouvelles de nous réjouir de la vie, Roszak va reprendre ces intuitions de Jung pour élaborer la notion d’« inconscient écologique ». Il le définit comme « la mémoire vivante de l’évolution cosmique » au cœur de la psyché. Il recouvre le monde naturel et matériel, organique et inorganique. Il nous connecte non seulement aux strates les plus archaïques de notre être, mais aussi à la terre, à la faune et à la flore, aux montagnes et aux rivières :

Il abrite, à son niveau le plus profond, l’intelligence écologique sédimentée de notre espèce. […]

La continuation de la vie et la survie de notre espèce n’auraient pas été possibles sans une telle sagesse d’auto-ajustement et de construction de système. […] C’est avec cet inconscient-là que le moi doit s’unir si nous voulons devenir une espèce saine capable des plus grandes aventures évolutionnaires.

Selon Roszak, l’existence d’un tel inconscient écologique n’est pas une spéculation intellectuelle. Il suffit, pour s’en convaincre, d’observer comment un petit enfant explore le monde et comment il réagit sensoriellement. Le plaisir psycho-corporel qu’il prend à se baigner dans de l’eau chaude ou à caresser la fourrure d’un animal sont sans doute des réminiscences de l’osmose avec la mère, la manifestation de la nostalgie du bain amniotique. Mais pas seulement : selon certains écopsychologues, il est aussi la recherche du lien originel avec la Terre-Mère et l’océan, dont il porte la mémoire jusque dans ses cellules.

Un autre signe de cet inconscient est l’attrait des enfants pour les histoires mettant en scène des animaux. Celles-ci ne sont pas seulement des allégories des conflits intérieurs de l’être en formation, selon l’analyse classique des contes de fées par Bruno Bettelheim. Elles sont également l’expression d’une connexion archaïque de l’enfant avec les animaux et tous les êtres vivants de la terre, le sentiment instinctif d’appartenir à une forme de grande communauté. On comprend pourquoi l’écopsychologie, à l’instar d’autres thérapies d’ailleurs, considère que l’étape cruciale du développement de la personne est l’enfance.

Pour Roszak, « l’inconscient écologique y est régénéré […] à travers le sens enchanté que le nouveau-né a du monde ». En tant que lien le plus intime entre le moi et la nature, il devient « le matériau de base d’un nouveau principe de réalité ».…

Avec l’essai Soigner l’esprit, guérir la Terre, Michel-Maxime Egger nous invite à comprendre intimement que nous ne sommes pas séparés du monde qui nous environne. L’écopsychologie rend possible ce changement radical de notre perception.

Sur 250 pages très documentées, le dernier livre de Michel Maxime Egger bouscule la vision de la psyché admise en Occident depuis plus d’un siècle. L’exclusivité de la théorie freudienne y est profondément remise en question, pour nous inviter à un véritable changement de perception quant aux liens qui unissent le « moi » et le « cosmos ». Egger décrit le mouvement de l’écopsychologie, né dans les années 1990 chez des penseurs anglo-saxons, qui révèle la nécessité réciproque de l’écologie et de la psychologie : selon ce mouvement de pensée, seule la réunion de l’écologie et de la psychologie peut résoudre la situation « d’écocide » dans laquelle nous nous trouvons, où l’homme comme la planète sont malades. L’enjeu thérapeutique essentiel est résumé par le philosophe James Hillman : « Nous ne pouvons être analysés ou soignés indépendamment de la planète. »

Ainsi, les écopsychologues ne prennent pas en compte l’individu séparé de son environnement mais le considèrent comme un être perméable aux dommages et déséquilibres subis par la Terre. La première tâche serait de quitter « la terrible illusion de la discontinuité », l’idée d’une séparation entre moi et le monde, créée dans la pensée moderne afin de prononcer les mots « je suis ». L’identité humaine ne comprend pas seulement l’individu, sa famille ou sa communauté, et la société à laquelle il appartient, mais aussi la « toile de vie », qui désigne le monde vivant dans son ensemble et sa diversité. Tout agit en interrelation. C’est à cet élargissement de perspective et de vécu que l’on nous appelle ici, afin de retrouver une valeur que nous portons tous en nous-mêmes : « La conscience de l’unité du réel. » Egger retrace les étapes de l’épopée humaine qui ont conduit à nous éloigner de cette conscience, faisant pourtant partie de notre structure fondamentale, ainsi que l’atteste l’étude des sociétés traditionnelles.

« Le changement de cap est l’aventure essentielle de notre temps »

L’écologie comme la psychologie connaisse chacune ses limites, qui s’expliquent justement par leur isolement. L’écologie ne gagnerait pas l’adhésion collective parce que l’individu moderne, dissocié intérieurement entre l’intellect et le cœur, construirait sans le savoir une sorte de bulle pour se protéger de la réalité. Les émotions face aux « vérités qui dérangent » sont ainsi refoulées, et privées du pouvoir de transformation dont elles sont porteuses. De l’autre côté, la psychologie occidentale dominante s’est limitée au monde strictement humain et souffre d’une conception atomisée, réductrice du moi. Pour Freud, « la nature » est un objet extérieur à l’être humain, une réalité matérielle sans âme contre laquelle nous devons nous défendre.

Carl Gustav Jung est convoqué par Egger comme précurseur fécond de la nouvelle discipline. Ayant exploré les dimensions historiques, cosmiques et spirituelles de la psyché, il voyait dans la nature « le vaste monde de Dieu, rempli d’un sens mystérieux » et reconnaissait que « l’existence humaine doit être enracinée dans la terre », puisqu’ « en touchant la terre, on ne peut éviter l’esprit ».

Renouant avec l’antique anima mundi, les nombreux auteurs cités par Egger appellent à passer d’un égo-humano-centrisme à une perspective éco-cosmo-centrique, tous attestant, bien que de façons différentes, de la réalité de « l’âme du monde ». « Le changement de cap est l’aventure essentielle de notre temps. Il naît de transformations dans nos cœurs, nos esprits et nos visions de la réalité. » Ces mots de l’états-unienne Joanna Macy témoignent de l’approche holistique qui nous est demandée pour suivre le chemin de l’écopsychologie, et pour accepter le paradoxe comme voie royale vers la conscience de l’unité.

Travailler à partir du corps

En pratique, les nouvelles approches éco-thérapeutiques travaillent à partir du corps, de la méditation, de l’interprétation symbolique et archétypale des rêves, de la médecine chamanique, proposent des séjours d’immersion dans la nature sauvage, etc. Theodore Roszak, dont le livre The Voice of the Earth a lancé en 1992 la notion d’écopsychologie, appelle quant à lui les militants de l’environnement à une transformation : « Nous devons ressentir en nous ce dont la Terre a besoin, comme si c’était notre propre désir le plus intime. »

La discipline n’omet pas le plan citoyen ! Face à « l’urgence spirituelle collective », son programme débouche de manière emblématique sur le politique, et elle reconnaît son besoin d’une théorie sociale. L’enjeu se trouve dans l’articulation de l’individuel et du structurel, en n’oubliant pas, tel que nous dit ultimement Roszak, « que seul l’amour peut nous changer. »

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