Compte-rendu du Café Santé Seniors du 10 novembre 2017

 

Le lien corps-esprit, un dialogue au service du bien-être

Animé par : 

  • Samia Abdelmoumen (Sophrologue, psycho-énergéticienne)
  • Maurice Cohen (Praticien méthode Surrender, bioénergéticien)

Loin des concepts cartésiens ayant abouti à la séparation du corps et de l’esprit, notre expérience quotidienne nous offre la preuve de la relation constante qui s’établit entre nos pensées, nos croyances, les émotions suscitées par celles-ci et les réactions de notre corps.

Le lien corps-esprit est le fondement du processus de la vie, il existe quelles que soient nos idées ou nos croyances. Aux Etats-Unis, depuis plusieurs décennies de nombreuses recherches sont menées dans ce domaine, et ce principe est admis, il est considéré comme une réalité tangible. Alors qu’en France, cet aspect suscite encore des résistances à se questionner.

Le corps est la matière, un ensemble cohérent

  • de systèmes (respiratoire, sanguin, digestif, cérébral…) qui fonctionnent en synergie
  • de fonctions (sanguine, nerveuse, lymphatique, rénale, hépatique)
  • de structures (osseuses, musculaires)
  • d’organes (foie, reins, estomac, gros intestin…)

Notre corps est donc un gigantesque réseau de coopération totale et permanente où chaque plus petit constituant de l’organisme assure son rôle propre tout en interagissant positivement avec l’ensemble.

L’esprit c’est le cerveau, le conscient et l’inconscient, l’intuition, l’intention, les émotions et l’âme, là encore un ensemble d’acteurs qui interagissent avec le corps et font réagir le métabolisme.

 

La respiration

Cette fonction vitale dont souvent nous n’avons pas conscience est une clé pour se reconnecter au lien corps-esprit. 

La respiration est une fonction biologique primordiale qui fait le lien :

  • entre l’extérieur et l’intérieur (inspiration et expiration)
  • entre la région thoracique et la région abdominale grâce à l’abdomen

Son mouvement implique la mécanique musculo-squelettique du corps :

  • la colonne vertébrale dans sa totalité
  • le crâne
  • le thorax (pectoraux, cage thoracique)
  • du dos (depuis les épaules jusqu’aux lombaires)
  • les viscères et tous les organes (poumons, cœur, rate, foie, vésibule biliaire, pancréas) car le mouvement du diaphragme effectue un brassage sur les organes et les viscères.

Le mouvement du diaphragme garantit l’amplitude des mouvements respiratoires.

A chaque respiration thoracique, le crâne respire, le liquide céphalo rachidien irrigue notre rachis au complet du crâne jusqu’au sacrum et met en contact tout ce qui se rattache à une cellule.

La respiration induit une réaction chimique au sein de chaque cellule. C’est l’oxydation du glucose par l’oxygène qui produit une réaction accompagnée d’une importante libération d’énergie, le QI (Chi).

En un mot si la matière s’excite, l’énergie se déplace, évolue, transforme et soigne. L’énergie conditionne les échanges au niveau de nos neurones car elle transporte l’information à l’intérieur et à l’extérieur de ce dernier. La cellule transporte cette énergie partout où elle a besoin de fournir un travail chimique, mécanique ou électrique.

 

Le stress et ses effets sur le métabolisme

Les vecteurs de notre stress sont pour la plupart liés à notre mode de vie et aux croyances qui nous ont été transmises. Nous sommes en continuelle résistance ou conflit. Nous avons appris que la vie est dure, qu’il faut se battre pour réussir, qu’il faut mériter pour être heureux, qu’il faut travailler dur pour obtenir le droit de se faire plaisir et de prendre du temps pour soi, qu’il faut se battre contre la maladie…

Toute notre attention, notre énergie nous l’investissons dans la résistance et le conflit, le résultat est la somatisation à travers divers symptômes qui deviennent chroniques  et impacte notre qualité de vie.

Nous n’avons pas appris à faire face aux évènements de la vie afin de mettre en œuvre les ressources personnelles nécessaires pour trouver des solutions adaptées. Et comme nous pensons être incapable ou incompétent, nous fuyons ce qui révèle notre vulnérabilité.

Etant donné que nous sommes coupés de notre environnement naturel surtout lorsque nous vivons dans les villes, nous ne savons plus que le stress est tout simplement la vie : un phénomène d’adaptation au changement.

Ce n’est pas l’évènement qui génère le stress c’est notre façon de vivre cet évènement qui engendre des tensions et des résistances, cela étant lié à nos émotions.

 

Qu’est-ce que les émotions ?

C’est un phénomène qui s’exprime dans plusieurs niveaux : physique, psychologique, biochimique, métabolique, neurologique et énergétique.

C’est un messager qui vient de l’extérieur pour attirer notre attention sur quelque chose qui dysfonctionne à l’intérieur de nous. 

Imaginez le facteur qui entre chez vous, sans s’annoncer, qui vous secoue en vous criant dans les oreilles : « j’ai un colis super important pour vous ! ».  

Les émotions colère, tristesse et peur sont liées au passé, lorsque nous les ressentons, elles viennent nous dire de quitter le passé et revenir au présent, à la vie.

Car pendant que nous sommes dans la colère, la peur et la tristesse, nous oublions en quelque sorte de vivre, obnubilés par nos souffrances, nos ressentiments, nos regrets… nous ne voyons pas que la vie continue et qu’elle nous offre plein de bonnes choses. Notre corps est dans le présent tandis que notre tête est ailleurs, nos pensées voyageant dans le passé ou le futur.

Ainsi nous sommes dans la résistance, c’est comme si nous voulions arrêter le cours de la vie. Notre corps va subir les effets de cette résistance qui se traduit par des blocages énergétiques.

  

L’émotion : une énergie en mouvement

Les scientifiques décrivent l’énergie d’une émotion comme un courant électrique qui évolue en un temps donné, une résonnance magnétique liée à une fréquence. Plus l’énergie bouge en un temps donné, plus elle est dense, plus la fréquence est élevée, plus le résultat est rapide et précis.

Nous sommes composés à + 74 % d’eau qui contient de l’oxygène, la base de la matière vivante et le conducteur de l’information dans le métabolisme. Ainsi notre corps communique sur le plan électromagnétique en interne et en externe.

Globalement, le principe même de l’énergie, est d’être le lien informationnel et matériel entre deux fonctions qui interagissent. L’énergie va donc influer sur l’état de l’organe, du muscle, de l’os au travers l’information qu’elle diffuse, et chaque partie du corps va communiquer avec ce support incluant notre psyché.

L’émotion va coder l’information sous plusieurs principes. Elle redessine notre démarche physique et notre conception sensorielle de la réalité.

Le corps a son intelligence, il est capable de s’auto réguler et s’autoguérir (cicatrisation, consolidation osseuse, réparation tissulaire… régénération du foie après amputation) sans aucune action externe.

Lorsque nous en sommes conscients notre corps nous donne des informations et nous pouvons agir si besoin pour retrouver l’équilibre. Lorsque nous n’en sommes pas conscients, c’est le dérèglement et le dérangement : l’anarchie.

 

La psycho-neuro-endocrino-immunologie

Ce nom compliqué illustre précisément les passerelles qui existent entre quatre grandes fonctions vitales :

  • les émotions (psycho-)
  • le mental (neuro-)
  • les hormones (endocrino-)
  • l’immunité (immunologie)

Les pensées et les émotions influencent la physiologie de l’organisme et le rôle du stress dans la santé et la maladie est observé dans les recherches menées par les scientifiques. 

Ainsi l’activité mentale influence les niveaux nerveux, immunitaire et endocrinien à travers une activité biochimique qui favorise la libération de neurotransmetteurs, d’hormones et de molécules qui jouent le rôle de messagères et font le lien entre ces systèmes.

Les 3 systèmes : neurologique, endocrinien et immunitaire fonctionnent comme des musiciens qui lisent la même partition. Les notes qu’ils utilisent sont des molécules qu’ils comprennent tous et qui leur servent de liaison.

Nos pensées et nos intentions ont une influence sur la biochimie de notre métabolisme. Plus de 1200 études ont été menées sur l’influence des pensées, des croyances, des intentions sur notre métabolisme.

 

L’institut HearthMath a mené des recherches sur le lien entre le cœur et le cerveau. Ainsi on a découvert que le cœur a son propre cerveau composé de 40 000 neurones et que c’est le cœur qui envoie ses informations au cerveau.

Il possède un champ électromagnétique de 2.50 m de diamètre qui entoure le tronc où se trouvent tous les organes vitaux.

Le flux électrique du cœur est 5000 fois plus rapide que le cerveau. Ainsi, lorsque nous portons attention à notre cœur et que nous pratiquons une respiration par le cœur, il y a cohérence entre le cerveau et le cœur. Ils sont en symbiose et communiquent parfaitement, le cœur est aux commandes et régule tout le métabolisme.

Cette cohérence a été mesurée et met en évidence, les principes de la médecine chinoise où le cœur est considéré comme un régulateur du métabolisme.

 

Cultiver le lien corps-esprit

 C’est :

  • Mieux se connaître (mode de fonctionnement, ses besoins, ses attentes, ses limites…)
  • Prendre soin de soi (repos, sommeil, détente, se faire plaisir…)
  • Accepter ses émotions

Le corps physique possède en lui les capacités nécessaires pour se réguler, pour guérir. Cependant notre hygiène de vie et notre mode de vie créent des dysfonctionnements qui le perturbent et l’empêche de s’autoréguler.

Nos pensées, nos émotions, notre lien avec soi et l’autre, notre façon de voir le monde… conditionnent notre état de santé. Tout commence par soi…

Lorsque le lien corps-esprit est conscient, il facilite la libre circulation de l’énergie et cela induit :

  • changements physiques : la circulation énergétique reconditionne les tissus et leurs circulations aux niveaux musculaires, osseux, organiques.
  • changements physiologique : le cycle organique se rééquilibre permettant un équilibre global de l’énergie dans les organes
  • changements psychologique : les changements liés au schéma corporel et organique influent sur la psyché
  • changements posturaux : la circulation énergétique influe sur l’anatomie
  • comportements préventifs : prise de conscience des programmes inadaptés et changements opérationnel vers un bien être

L’enracinement s’explique simplement par le fait de l’attraction terrestre, un phénomène électromagnétique qui nous colle à la planète comme un aimant et nous rend circulant lorsque nous sommes « connectés » à elle.

La maladie est en partie une différence de fréquence entre nous et la résonnance magnétique terrestre. Etre enraciné, c’est être dans la relation corps-esprit et évite de nombreux disfonctionnements.

Pour conclure

Le lien corps-esprit s’exprime à travers notre globalité, notre corps a une intelligence extraordinaire et possède toutes les capacités pour s’auto réguler et s’auto guérir.

En retrouvant notre bon sens, en décidant de prendre soin de soi, de cultiver la joie, la gratitude et la confiance en la vie, de se centrer sur le présent, nous aidons notre corps dans ses fonctions de régulation. Nous permettons la libre circulation de l’énergie.

La vie est mouvement perpétuel, les saisons, l’alternance jour/nuit, le passage de l’enfance à l’adolescence, à l’âge adulte et à la maturité sont des principes inhérents à la vie. Résister à la force de la vie ne peut que nous affaiblir car nous faisons face à une force prodigieuse. 

Tout conflit intérieur se traduit par un affaiblissement physique, tandis que tout renoncement, tout lâcher-prise se traduit par l’augmentation du Qi : notre énergie vitale.

Nous sommes le chef d’orchestre du lien corps-esprit.