La lithothérapie, une science ?

Le pouvoir des pierres naturelles 

La thérapie par les pierres, ou lithothérapie, est considérée par certains comme une superstition venue du fond des âges. Cependant, grâce aux travaux sérieux et rigoureux d’un docteur en philosophie des sciences, Robert Blanchard, la lithothérapie vient notamment de gagner en explications scientifiques.

Comme pour les plantes, on sait empiriquement que les pierres ont des effets sur l’homme. Mais la plupart des savoirs traditionnels sur le pouvoir guérisseur des pierres sont aujourd’hui enfouis, presque introuvables. C’est pourquoi la pratique moderne de la lithothérapie doit s’appuyer sur une connaissance fondé et scientifique pour être perçue comme adapté à une démarche de soin.

Entre géologie et minéralogie, alchimie, oligothérapie et médecine énergétique, entre recherche de la pierre philosophale et pratiques anciennes datant de l’homme des cavernes, le lithothérapeute semble être un métier d’érudit.

La première chose à savoir est qu’un lithothérapeute sérieux ne fait pas de magie, il travaille selon les propriétés physiques et chimiques des pierres, leurs fréquences et leurs qualités  «vibratoires» ainsi que leurs implications. Cette démarche demande de solides notions historiques, culturelles et des savoirs divers tels que la chromothérapie, médecine énergétique, et bien d’autres savoirs complémentaires à la médecine occidentale.

Les pierres ne sont pas des corps inertes. Malgré leur apparence de stabilité moléculaire et d’immuabilité, les pierres sont comme tous les corps de l’univers : elles se caractérisent par des constantes physiques comme la masse, la chaleur, la radioactivité, l’électromagnétisme…

Ce sont aussi, comme tous les éléments de la nature, des centrales énergétiques faites d’atomes et d’électrons. Et c’est grâce aux électrons qu’elles échangent des ions avec les corps voisins, et dans le cas présent nous sommes voisins. Toutes les pierres évoluent ainsi constamment en manifestant des oxydations, des réductions, des transformations en d’autres corps… Les lois de ces échanges sont décrites par la chimie physique. Les combinaisons d’éléments chimiques contenus dans les pierres sont aussi variées qu’il y a de pierres différentes.

Au delà de cette réalité technique, ce marché se complait dans le mythe, les abus, les valeurs notables et les effets de mode. S’appuyer sur un professionnel bien intentionné pour mieux comprendre leurs propriétés physico-chimiques est souvent vivement recommandé.

Les scientifiques ont démontré que chaque pierre interagit avec l’extérieur par des échanges ioniques, thermiques, électromagnétiques ou encore radioactifs en fonction de la plus ou moins grande présence d’aluminium, de lithium, d’iode, de brome, de silice, de nitrate, de potassium, éléments chimiques qui constituent le tableau du chimiste Mendeleïev.

Depuis les travaux du Prix Nobel français Louis de Broglie sur la mécanique ondulatoire, il est admis que tous les objets matériels peuvent être définis par deux formes : une forme corpusculaire qui décrit leur apparence matérielle, et une forme ondulatoire. Chaque corps peut ainsi être vu sous l’angle de la matière ou de sa longueur d’onde. Par exemple, le fluor a une longueur d’onde de 977 cm, le chlore de 565 cm et l’iode de 214 cm.

Tous les éléments d’une composition chimique ont leur fonction d’onde et c’est cette dernière qui transporte l’énergie des éléments. C’est de cette manière que les pierres vont échanger avec nous l’information qu’elles recèlent. Pour cela elles empruntent le chemin des canaux ioniques.

Le Pr Michel Lazdunski de l’Institut de pharmacologie-CNRS a fait d’importants travaux sur les canaux ioniques des cellules. D’après Michel Lazdunski : « Les canaux ioniques sont des pores membranaires qui contrôlent le passage de charges électriques entre l’extérieur et l’intérieur de la cellule. Ils réagissent ainsi à l’activité électrique sur laquelle reposent de nombreuses fonctions de l’organisme. Les canaux ioniques ouvrent et ferment les pores cellulaires en vue de modifier le milieu interne. »

Historiquement, Un bref retour en arrière s’impose donc pour y voir plus clair dans ce domaine. On retrouve la trace de la première pharmacopée minérale sur des tablettes sumériennes, une liste des indications thérapeutiques d’une centaine de minéraux dont l’alun, le soufre, le gypse… Mais c’est en Egypte que l’on en retrouve le plus de traces. Des papyrus datant de 1 600 à 1 500 av JC, indiquent ainsi l’emploi de nombre de drogues minérales : calcaire, carbonate de calcium (antiacide), magnésie (laxatif), sels de cuivre (antiseptiques et astringents)…

On sait aussi qu’au temps des Pharaons, on portait du soufre en collier pour guérir de nombreux maux. De siècle en siècle, la lithothérapie a atteint son apogée avec Nicolas Lemery, médecin de Louis XIV et auteur du fameux « Dictionnaire Universel des Drogues Simples ». C’était alors un pilier de la pharmacie. Lemery donne dans ce livre des instructions sur l’améthyste, la malachite, le borax, le calcaire, le soufre – le Roi Soleil en usait et abusait – et bien d’autres matières minérales. Quelques décennies plus tard, Lavoisier lancera la chimie. A cette époque, un adage domine : « La géologie est la mère de toutes les sciences ». Et Lemery reste jusqu’en 1914 une référence en produits pharmaceutiques.

Plus récemment, les frères Curie (Pierre et Jacques) auront eu le temps d’étudier le quartz et de découvrir les principes de la piézo-électricité qui expliquent en partie (comme l’effet « pyromagnétique ») la qualité « vibratoire » de certains minéraux. Ils montrèrent tout simplement comment un quartz vibre quand on lui envoie un courant électrique et comment a contrario il produit un courant électrique quand il est soumis à un mouvement. Un principe de base qui s’applique à beaucoup de pierres.

Heureusement, il existe malgré tout des scientifiques comme l’ingénieur géologue, chimiste et historien du savoir Philippe Perrot-Minnot qui tentent de redonner à cette art de soigner ses lettres de noblesse par une approche associant savoirs scientifiques et connaissances de la physiologie du corps humain.

Jusqu’ici, ni l’Académie de Médecine ni l’Ordre des Médecins, qui ont pourtant connaissance de ses travaux, n’ont réussi à le prendre en défaut. Avec certitude, on rappellera donc avec lui que l’homme est définitivement « tout chimie », « tout minéral », « tout acide ». Mais au contraire de la matière inanimée, l’humain est composé d’éléments non métalliques. Depuis les premiers acides aminés sur terre, la vie dépend des échanges entre les métaux et les non-métaux (acides : « accepteurs d’ions métalliques »). Et comme il y a dans le corps des électrolytes, il y a passage d’ions donc de courants électromagnétiques qui expliquent certaines interactions du corps avec les pierres.

Dans l’inconscient collectif lorsque l’on parle de minéral, on vous répond caillou ! Et pourtant toute la substance matérielle de l’univers est minérale : dans le fameux tableau de Mendeleïev que tout le monde a au moins aperçu à l’école, ne figurent ni végétal, ni viande, ni os, mais uniquement des atomes de substance minérale, vibratoire grâce à leur onde de forme énergétique !

Mais revenons au processus ionique et à l’interaction de la pierre avec l’humain. Par l’intermédiaire de ces canaux ionique, les cellules reçoivent les ondes de la pierre qui viennent « normer », ou plus précisement mettre en position d’équilibre, les ondes perturbées d’une cellule vivante. C’est donc par une action électrique à partir des éléments chimiques contenus dans les pierres que celles-ci peuvent avoir un effet sur la santé.

La médecine traditionnelle cherche à agir en modifiant l’état chimique d’un organe malade, alors que la lithothérapie cherche l’équilibre en santé par un moyen physique. Elle applique à un organe malade une pierre dont l’action électromagnétique ou vibratoire vise à harmoniser l’énergie d’un organe, lui-même doté d’une longueur d’onde propre semblable ou équivalente.

La chimie de chaque pierre va indiquer quelle longueur d’onde elle peut émettre et donc quel organe, composé de ces mêmes éléments, elle peut atteindre.

Par exemple, la médecine traditionnelle sait donner du magnésium, du fer, du cuivre, du lithium sous forme orale ou parentérale. La lithothérapie fournit, elle aussi, à l’organe malade l’élément chimique dont il a besoin mais par voie énergétique, c’est-à-dire par rayonnement des ondes.

Ainsi, la médication classique pour soulager les états dépressifs consiste à administrer par exemple du lithium. En lithothérapie, on cherchera les pierres qui contiennent le plus de lithium, comme la kunzite. Cette pierre est un inosilicate de la famille des spodumènes dont la formule chimique est : Li Al Si O3.

Cette notation chimique indique qu’elle contient de l’aluminium, du lithium et de la silice, tous indiqués en médecine orthomoléculaire pour pallier les troubles du système nerveux et les états dépressifs. Chaque élément va transmettre sa trace chimique à l’organe par vibration.

La démarche générale d’une lithothérapie scientifique consiste en la recherche systématique, pour chaque symptôme, des affinités entre les éléments dont sont faites les pierres et les molécules chimiques qui composent les médicaments déjà utilisés en médecine contre certaines maladies.

En lithothérapie, les ondes émises ne peuvent atteindre que les cibles qui vibrent sur la même longueur d’onde. Alors que la chimie a du mal à circonscrire son action, les ondes ne peuvent s’égarer et toucher des organes ou des cellules non ciblées. Cette caractéristique permet de dire que la lithothérapie est une pratique probablement dénuée de tout risque.

Aujourd’hui, on peut se procurer des pierres dans toutes les villes de France dans des boutiques de gemmologie. Il faut toutefois bien veiller à ce que les pierres soient authentiques et non de synthèse. En effet, 40 % des pierres que l’on trouve actuellement dans le commerce sont fabriquées dans des fours chauffant à 2000°C et refroidies en quelques jours. Même si leur facture est parfaite, elles n’ont en revanche aucun pouvoir thérapeutique. Par ailleurs, dans bien des cas, les pierres brutes ont plus de pouvoir que les pierres taillées, qui ont eu à subir les contraintes du « tambour » qui a permis de les lisser.

La plupart des personnes qui commercialisent des pierres conseillent à ceux qui souhaitent acquérir une pierre de se fier à leur instinct. La méthode n’est pas mauvaise en soi, puisqu’une pierre peut en effet « appeler » l’organe malade en émettant la même longueur d’onde. Ceux qui ne font pas suffisamment confiance à leurs sensations ont toutefois la possibilité d’objectiver ce choix en ayant recours aux critères de l’oligothérapie voir des conseils précis en lithothérapie

L’achat ne suffit pas car toutes les pierres doivent être entretenue, être déchargées et rechargées avec précaution. La fréquence dépend de l’intensité de l’usage. Pour ce faire, il suffit d’immerger la pierre dans un bol d’eau déminéralisée ou dans une rivière (surtout pas à l’eau du robinet). Puis de la laisser se recharger au soleil, de préférence levant, durant une heure. Sachant que toutes les pierres sont fragiles et doivent être maniées avec précaution.

L’utilisation des pierres se révèle un acte responsable nécessitant des conseils de personnes honnêtes et bien intentionnées. Cette démarche opportune et écologique nous mets dans une position d’étudiant afin de mieux connaitre cette philosophie qui porte en elle l’age mur d’une science millénaire dans notre réalité. C’est dans cette démarche personnelle et une capacité de choix souvent intuitif que ce dessine alors l’autonomie et la prévention de chaque individu.

Maurice Cohen (Bio energéticien, Praticien méthode Surrender)