Le pouvoir du cœur, un nouveau cerveau

Intelligence du cœur, capacités du cerveau  

Les croyances que nous entretenons nous limitent, bloquant notre capacité à mobiliser nos ressources personnelles pour vivre au mieux nos expériences de vie et trouver du sens à ce vécu. En leur abandonnant notre pouvoir d’agir, ces croyances mettent en mouvement des schémas inadaptés au niveau mental, émotionnel, biochimique, structurel et spirituel nous empêchant d’aimer et d’être aimé.

La principale cause est la peur sous-jacentequi modèle largement notre vie et que nous projetons sur tout ce qui nous touche.

  • La peur de perdre (relations, matériel, position sociale, image, approbation et amour des autres, etc.).
  • La peur de manquer (argent, santé, attention des autres…)
  • La peur d’être avec les autres, la peur d’être soi-même, la peur de ne pas être aimé ou de ne pas être reconnu, la peur de mourir, la peur de l’échec ou de la réussite ; la peur d’être touché ou de ne rien sentir ; la peur de « se faire avoir » qui nous sabote toute manifestation de bienveillance, d’affection ou d’attention à notre égard, la peur d’avoir peur…
  • Des peurs de toutes sortes qui nous maintiennent dans un sentiment permanent d’insécurité, de stress, de méfiance et de séparation, tant au niveau physique que psychologique.

Tout est prétexte pour le mental/ego de justifier cet état d’insécurité qui nous maintient dans cette illusion de danger permanent et nous fait croire également que quelque chose d’extérieur pourra un jour nous faire sentir en sécurité (possessions matérielles ou affectives, conditions de travail, circonstances particulières…).

Cette illusion est puissante, car même lorsque nous en sommes conscients, une partie de nous dit « Oui, mais moi, si j’avais cinquante millions en banque, je me sentirais très en sécurité », ou bien « si j’avais le partenaire idéal, ou tel métier, ou si j’étais reconnu pour mes talents, je me sentirais bien… ».

Pourtant, quel que soit notre situation matérielle ou sociale, nos relations, les promotions ou les réussites, notre mental/ego reprend rapidement le contrôle pour nous souffler de nouvelles raisons d’insatisfaction ou d’angoisse. Et nous proposer de nouvelles façons de nous sentir en sécurité qui génèrent stress et souffrance.

La peur ruine les relations

L’une des caractéristiques de la peur concerne la relation à nous-même (manque de confiance en soi ou d’estime de soi) et les autres. Elle détruit toute possibilité d’instaurer une relation riche et ouverte. La conséquence de ce mode de fonctionnement se traduit alors soit par la méfiance par peur de souffrir ou bien la dépendance affective par peur de perdre.

Les relations deviennent alors source de stress et d’insécurité générant une grande solitude intérieure et beaucoup de souffrance car l’être humain est un être de lien. Ce principe est inscrit en nous comme principe du vivant et notre métabolisme fonctionne sur ce principe : tout petit composant est lié à tous les autres et à l’ensemble. Par conséquent, le lien avec soi et les autres participe à notre équilibre global (physique, psychologique, énergétique, social…).

Lorsque nous vivons des relations qui sont colorées par nos peurs, nous sommes coupés de notre véritable nature basée sur la coopération, l’ouverture, la gratitude, la bienveillance et l’amour. Nous sommes vulnérables et affaiblis.

Nos cellules reflètent ces limites que nous considérons comme vraies renforçant le pouvoir de nos croyances. Il devient difficile de ressentir de la joie et de l’épanouissement dont la conséquence est l’affaiblissement du corps.

Cet état de séparation limite nos réserves d’énergie car nous empêchons le renouvellement en continuant à nourrir notre mental. Cet état d’affaiblissement se retrouve dans les plans.

  • niveau physique : fatigue permanente, maladie, faiblesse, burn out
  • niveau émotionnel : insensibilité ou hypersensibilité, fragilité, dépression, tristesse…
  • niveau mental : absence de créativité, routine, habitudes.

Nous trouvons toutes sortes de justifications à ces pertes d’énergie : la saison, le travail, les autres qui nous épuisent, c’est toujours la faute de quelqu’un ou de quelque chose. Ou encore on « vieillit », comme si le temps était un facteur inéluctable de dégénérescence physique, émotionnelle et mentale. Il l’est effectivement, mais seulement dans le cas où l’ego étouffe la conscience.

L’énergie d’amour

L’ouverture du cœur permet à l’égo de retrouver sa juste place, celle qui nous permet d’expérimenter notre incarnation d’être humain afin de tendre vers une conscience éveillée guidée par l’énergie d’amour.

Parler d’amour renvoie au désir physique, à l’échange et à la complicité. C’est l’amour romantique décrit dans la littérature, l’amour courtois qui se languit en silence de la personne aimée. Il s’agit là d’amour conditionné/conditionnel lié à un objet, une finalité. Ainsi au début d’une relation amoureuse, le sentiment est exacerbé, le couple partage cette exaltation, chacun se sentant comblé.

Chacun attend que l’autre comble ses besoins d’amour créant une relation de dépendance et d’exigence faisant de l’autre le pourvoyeur de son bonheur. Chacun idéalise l’autre, voyant en lui des qualités qu’il pense ne pas avoir puis lorsque la  » lune de miel  » prend fin, l’autre est considéré comme incapable d’aimer. 

Nos colères, nos regrets, nos ressentiments, nos peurs nous maintiennent prisonniers, ces sentiments influent notre biochimie et par conséquent notre énergie vitale. Tout notre métabolisme est nourri par ces informations nous maintenant dans le  » désamour de soi « . 

L’amour qui nourrit, qui est constant, est l’amour inconditionnel que nous ressentons lorsque nous retrouvons notre unité intérieure. En quittant ces blessures du passé qui voilent notre nature essentielle, nous abandonnons notre rôle de victime. Quitter la peur ouvre le chemin vers l’énergie d’amour.

Le changement est un chemin de courage car en décidant d’aller à la découverte de sa vérité personnelle nous faisons l’expérience de la joie et de l’authenticité.

 

Samia Abdelmoumen (Praticienne psycho-énergie) – Approche corps-coeur-cerveau